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La cour des grands : dernier bilan de la semaine

La fin de ce tour de France estival approche. Viendra bientôt le temps du bilan de la pré-campagne et se posera la question de la continuation de ce projet. Plusieurs évènements importants sont venus marquer cette dernière semaine de voyage, dans le Lot-et-Garonne (47).


Premièrement, une rencontre. Parmi une dizaine de rendez-vous en mairies cette semaine, j'ai eu la possibilité de m'entretenir de ce projet avec le maire d'Agen (33 000 habitants !). Conseiller régional, ancien député, membre du Modem... Peut-être l'homme le plus politique avec qui j'aurai eu l'occasion de parler cet été.

Il fut le premier élu à me poser des questions sur mon parcours personnel et sur mes motivations. Très ouvert à la discussion, partageant le constat de la maladie de notre démocratie et sans idée arrêtée sur le remède, mon interlocuteur possédait tous les atouts pour faire de notre entretien un réel débat, apaisé et sincère. En tous cas c’est l'impression que j’en ai gardé.

Ce fut également le premier à s’inquiéter pour moi en tant qu’individu et en tant que jeune. Il souligna avec empathie les écueils personnels auxquels j'allais faire face et la difficulté du travail politique dans un monde où l'engagement n'est pas loin d'être ringardisé. L’échec probable de mon initiative (échec étant ici synonyme d'un nombre de parrainages insuffisant) pourrait me faire basculer dans le cynisme et son pendant psychologique, la dépression.

Notre entretien ne put durer qu’une demi-heure mais l’échange fut riche. Certaines questions n'eurent pas eu le temps d’être posées mais je sorti avec l’espoir que le manifeste Et pourquoi pas ? lui fournisse certaines réponses. Nous resterons en contact.


Je fus interviewé le lendemain par un journaliste de La dépêche du midi (au bandeau duquel figure la mention journal de la démocratie). L'entretien fut rapide, nerveux presque. Et peut-être pour la première fois, sans complaisance. Les questions étaient moins centrées sur comment un jeune de 21 ans décide de s'engager mais plutôt sur la concrétisation de ce projet de rénovation de nos institutions, comment il pourrait s'inscrire dans le champs politique actuel et sous quelles modalités serait-il mis en place.

A posteriori, je vois dans cette interview une preuve de plus de la construction de ma légitimité de candidat à l'élection présidentielle. Même si l'écho de mon initiative fait encore sourire un certain nombre de gens, les journalistes ne s'y prêtent plus. Les élections de 2022 s'annoncent tellement imprévisibles que les hypothèses les plus originales suscitent un intérêt réel.


Cette dernière semaine de voyage a également été importante à une échelle personnelle. J'ai officiellement annoncé à l'université que je renonçais à rentrer en master en septembre. À mon plus grand soulagement, le professeur qui allait probablement diriger mes recherches a compris et soutenu ma décision.


La crédibilité de ce projet s'est étoffée tout au long de l'été et avec elle s'est peu à peu construite mon assurance personnelle. Mais si l'été nous a permis de passer du sourire à l'intérêt, il va falloir passer l'automne à passer de l'intérêt au soutien. Concrètement, cela signifie donc passer à la vitesse supérieure et, en premier lieu, obtenir l'attention de la presse nationale, trouver des financements, préciser les modalités de création de l'assemblée constituante, s'entourer de militants...

Plus d'informations sur le planning et l'organisation dans les prochains jours !


 


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